
Rod BARTHET |
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 | A
l'heure où les enfants de trois ans jouent dans les bacs à sable, Rodrigue
Barthet (qui n'est pas encore devenu Rod) fréquente les salles de concert
Rock. C'est en spectateur qu'il assiste à un concert de Deep Purple.
Sûrement séduit par les sons saturés des guitares de cette époque, Rodrigue
cherche encore cette distorsion à 12 ans en poussant au maximum le volume de son
ampli, avant de créer son premier groupe Final Blast (que l'on pourrait
traduire par Dernière explosion) deux ans plus tard. Adolescent, il
affiche déjà ouvertement ses idées sur la société. Sa façon de les exprimer est
la musique avec une guitare. A 20 ans, il décide de devenir professionnel.
Il passe un an au CMCN de Nancy pour y suivre des cours le jour. Les nuits
seront réservées à jouer avec d'autres musiciens. Au bout de cette année, la composition
du groupe "Rod & The Shotgun" est fin prête pour entamer une tournée. Destination
San Francisco. Le Blues est irrémédiablement entré dans les veines
et la peau de Rod, et durant des années il vivra, jouera la musique blues
et ira jusqu'à porter le chapeau des blues men qu'il finira bien plus tard par
délaisser pour porter un beret. | |
Rod
se cherche encore tandis que de l'autre côté de l'océan, il vit cette musique
au quotidien. Pourtant les endroits où il se produit ne sont pas bien grands et
le souvenir d'une soirée au "Pit" avec seulement sept spectateurs ne suffira
pas à décourager le groupe. (Le bon côté fut aussi de jammer avec des pointures
telles que Harvey Mandel.) Tant mieux, car il semblerait que Rod
soit touché par la providence. Une des K7 de démo que le groupe avait fait circuler
lors de son arrivée à Frisco a miraculeusement terminé sa course
dans la maison du grand John Lee Hooker. C'est CETTE démo qui changera
le cours de la vie de Rod ; cette démo qui suscitera chez Mister
Boom Boom l'envie d'inviter chez lui le jeune blues-man français pour
une proposition de première partie d'une tournée. Rod et ses comparses
n'osent accepter. La pression est trop grande. |
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Mais le mythique
John Lee Hooker ne peut s'empêcher de confier à Rod, après une heure
et demie de discussion : " You'll keep the Blues alive… " (Tu
vas garder le Blues en vie…) Après " Let's Boogie "
(enregistré en anglais à San Francisco en 1993) et " Mr Alligator
" trois ans plus tard, Rod enchaînera les premières parties de
Roy Rogers, Joe Louis Walker, Jimmy
Johnson, Bo Diddley, Wilson Pickett,
Alvin Lee, Mick Taylor, Popa Chubby,
Paul Personne… | |
1998
: L'album " Changer l'horizon " de Rod and the Shotgun Blues
verra le jour avec 15 titres en français. Toutes les musiques sont signées Rod
Barthet et pour les paroles seulement 2 textes resteront l'œuvre de J.P
Sandoz et un autre sera co écrit avec B.Harless. C'est
presque du 100% Rod BARTHET . Son style est né. Le son de ses guitares
est encore un peu saturé, mais sa voix (sur des paroles françaises) ne peut nous
laisser indifférents. Loin des voix rockailleuses, ce mariage de cordes métal
et vocales fera de lui un grand Blues man français. |
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| | En
2000, la providence ne s'arrête pas là. Boris Bergman qui connaît
bien cette musique (Bashung, Paul Personne…) propose 8 chansons
à Rod, pour son album " Au bout d'ma ligne ", qui n'a plus
qu'à poser la magie de ces compositions. Le trio musical Rod BARTHET (chant
et guitares… dont le son qui s'envole s'affine encore…), Tarik SAÏD (basse),
Serge MIGNERET (batterie) nous offre du grand Blues avec un grand
B… (Boris Bergman aussi…) La tournée qui s'en suit ressemble
à Rod, à savoir pas moins de 40 000 km chaque année pour aller jouer en
France, en Allemagne, aux Etats-Unis,
en Suisse, en Macédoine, en Turquie
et en Espagne (il a à son actif environ 700 concerts en 10
ans). | |
En
2002, Rod ressent le besoin de croiser de nouvelles gens du milieu
musical et présente sa candidature aux " Rencontres d'Astaffort "
(Francis Cabrel). Candidature retenue, mais
rien d'étonnant quand on sait le chemin qu'il a déjà parcouru. Et de ces
Rencontres (avec des auteurs qui ne sont pas non plus des débutants), naîtra l'envie
pour Rod Barthet de préparer son tout dernier album "Balconnet de France"
en 2003. Bien sûr toutes les musiques seront puisées dans son talent
de compositeur. Pour les paroles, il laissera ce soin à la plume de Valérie
FAUCHET, et à celles de Boris BERGMAN, Thibault CALVET et
J.P SANDOZ. | |
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| Pour
ce qui est des guitares, Rod choisira de l'acoustique et de l'électrique
au son chaud et clair. Son bottle-neck slidera toujours… Son âme Blues
est toujours là, sa musique aussi. |
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Sa voix s'est encore
affirmée. De plus en plus de finesse comme pour caresser un à un les mots qu'il
chante, avec une tessiture qui me rappelle celle de Gérard MANSET. Son
immense sensibilité, elle aussi, est toujours là, puisqu'en juin 2003,
il accepte de participer au Concert à La Maroquinerie à Paris avec les
stagiaires de Voix du Sud (Les Rencontres d'Astaffort VDS
présidées par Francis Cabrel). | |
| Avant
de terminer, je voudrais simplement faire un petit clin d'œil à Michel
Fraisse avec lequel Rod a souvent croisé la guitare sur scène…
et dont il semble avoir un bien grand souvenir… Que Rod se rassure,
je crois savoir que c'est réciproque… A
mon tour maintenant de te dire un grand merci à toi Rod pour tes instrumentaux,
on ne peut plus Blues, que tu as glissés dans chacun de tes albums. |
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Francis Cabrel et
Rod Barthet | |
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| Jean
Luc MARIJON ©2003-2007
D'une note à l'autre |
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