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Il
porte le cheveux long, gris et bouclé comme d'autres brandissent
l'étendard de leur liberté. Rocker ? Ce fut un temps le cas. Bluesman
plutôt. Et tellement d'autres choses encore. Jean-Luc Marijon s'affirme
"rebelle". Il assure aussi :"Ce que j'ai à dire, je le chante. Je
n'aime pas la religion mais je ne cracherai jamais à la figure d'un
curé."
Rebelle gentil donc qui s'entoure d'images d'Amérindiens, qui voue
une passion quasi fraternelle au peuple cathare, aux Vikings et
qui de toutes ces influences construit une identité. Jean-Luc Marijon
est montjoyard depuis un an, il fut, auparavant, astaffortais durant
deux années et maintient que dans le coeur, il le restera à vie.
Né dans le Var, il dit aussi que dans les rues de la vieille Carcassonne,
il se sent chez lui, qu'il y est déjà venu, avant. Glissons sur
la métempsychose pour venir à l'essentiel.
Jean-Luc
Marijon est donc Bluesman.
Dans l'âme plus que sur les planches, ces temps derniers. Il est
"musicien de l'ombre".
Son
savoir-faire, sa culture de la discipline, il veut la mettre au
service des autres.
Il
n'est plus Intermittent du Spectacle (et le voudrait-il que le nombre
de ses cachets ne le lui permettrait pas), il
vit de projets de contes
pour enfants en maquettes de disques à autoproduire dès que
cela sera possible (1).
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Jean-Luc
Marijon, un ami des Amérindiens, des Vikings et des Cathares
a posé ses guitares à Lamontjoie.
PHOTO SYLVIANE GOUDENHOOFT
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