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| Mardi 25 mai 2004 : Parution Sud Ouest dans tout le département de Lot et Garonne (47)
MUSIQUE. Jean-Luc Marijon vit, chante, compose et écrit le blues. Derrière son ordinateur, le musicien a des projets plein la tête. Quand le blues s'écrit sur les hauteurs de Lamontjoie. (Christophe Vigier) |
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Il
porte le cheveux long, gris et bouclé comme d'autres brandissent l'étendard de
leur liberté. Rocker ? Ce fut un temps le cas. Bluesman plutôt. Et tellement d'autres
choses encore. Jean-Luc Marijon s'affirme "rebelle". Il assure aussi :"Ce que
j'ai à dire, je le chante. Je n'aime pas la religion mais je ne cracherai jamais
à la figure d'un curé." Jean-Luc Marijon est donc Bluesman. Dans l'âme plus que sur les planches, ces temps derniers. Il est "musicien de l'ombre". Son
savoir-faire, sa culture de la discipline, il veut la mettre au service des autres. |
| Il n'est plus Intermittent du Spectacle (et le voudrait-il que le nombre de ses cachets ne le lui permettrait pas), il vit de projets de contes pour enfants en maquettes de disques à autoproduire dès que cela sera possible (1). Il parle du studio emménagé à l'étage de la maison de village qu'il vient d'acquérir comme d'un futur lieu pour les musiciens talentueux du secteur à qui il aimerait donner un coup de main. Le guitariste est aussi ingénieur du son "parce que l'univers du son est magique". Il parle aussi de ses chroniques. Le musicien, au fil des années, est devenu homme de plume. Sur un site professionnel (2) il écrit et diffuse des chroniques musicales de quelques musiciens passés, pour certains, par les Rencontres Voix du Sud d'Astaffort (on y revient et on y reviendra). Trois d'entre elles ont même été publiées dans une revue belge spécialisée en Music-Country. Un
Festival de Blues. Reste la chanson. Si les guitares patientent dans leur
housse, la volonté est toujours là. Le style aussi. Accent du sud, paroles en
français posées sur une ligne bluesy. La ressemblance avec toute personne ayant
sorti un CD sur un gros label ces derniers jours n'est pas forcément fortuite.
Il n'y a pas de filiation mais un style commun. Et si Jean-Luc
Marijon se fait tirer l'oreille, qu'il a trois fois percée, pour en parler,
il glisse dans la conversation ses rencontres avec Francis
Cabrel ("On peut voir comme un signe le fait que la location que j'ai
trouvée à Astaffort était à deux maisons de celle où a vécu Francis toute
sa jeunesse jusqu'à la sortie de son album Samedi Soir sur la Terre"). Il aime
beaucoup son oeuvre. Le musicien n'est pas jaloux et attend lui aussi que sonne
sa chance. Mais l'homme d'Astaffort occupe son créneau, et il n'est pas certain
qu'il y ait là de la place pour deux. |
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